· Guide

Guide : devenir praticien Hijama en Suisse

Cadre légal, prérequis, formation et débouchés : tout ce qu'il faut savoir pour exercer la Hijama en Suisse romande, sereinement et dans les règles.

Publié le 21 juin 2026 5 min de lecture
Formation Hijama à Genève · pose de ventouses lors d’une séance de cupping

La Hijama attire. En Suisse romande, on la découvre pour en bénéficier. Et, de plus en plus, on songe à en faire son métier. Si c’est votre cas, une question passe avant toutes les autres : par où commencer, et dans quel cadre ? Voici l’essentiel, sans détour : ce qu’est vraiment la Hijama, ce que la loi suisse autorise, à qui le métier s’adresse, comment se former sérieusement, et ce que ça vaut côté débouchés.

Qu’est-ce que la Hijama ?

La Hijama, du mot arabe signifiant « aspirer », est une pratique ancestrale de soin par ventouses, présente dans de nombreuses traditions à travers le monde. On la désigne aussi par le terme de cupping.

Concrètement, le praticien applique des ventouses sur la peau pour créer une aspiration localisée. On distingue deux grandes approches :

  • La Hijama sèche : la ventouse crée uniquement une succion, sans incision.
  • La Hijama humide : après l’aspiration, de fines scarifications superficielles sont réalisées, puis une seconde aspiration recueille une petite quantité de sang.

Le geste demande de la rigueur : choix des zones, hygiène irréprochable, gestion du matériel et des déchets, accompagnement de la personne avant, pendant et après la séance. C’est un savoir-faire manuel qui s’apprend en le pratiquant, sous supervision, pas en lisant une fiche.

La Hijama en Suisse : quel cadre ?

C’est le point le plus important, et celui sur lequel il faut être parfaitement clair.

En Suisse, la Hijama s’exerce dans le champ de l’accompagnement du bien-être, et non comme un acte médical. Cela a des conséquences concrètes :

  • Un praticien Hijama ne pose pas de diagnostic, ne traite pas de maladie et ne promet aucun résultat thérapeutique.
  • Il n’interfère pas avec un traitement médical en cours et oriente vers un médecin dès que la situation le justifie.
  • Il intervient auprès de personnes qui font une démarche de bien-être éclairée, dans le respect d’un cadre éthique et d’hygiène strict.

Les professions de la santé réglementées (médecin, infirmier…) relèvent d’autorisations cantonales et de titres protégés. La pratique de la Hijama en accompagnement du bien-être, elle, n’est pas un titre protégé, ce qui ne dispense en rien de sérieux, de sécurité et d’honnêteté envers les personnes reçues. C’est même tout l’inverse : moins le cadre est réglementé, plus la responsabilité du praticien est grande.

Faut-il une formation médicale pour devenir praticien ?

Non. Aucune formation médicale préalable n’est exigée pour apprendre la Hijama. Le métier attire d’ailleurs des profils variés : personnes en reconversion, praticiens du bien-être souhaitant élargir leur offre, ou personnes simplement attirées par ce soin manuel.

En revanche, l’absence de prérequis ne veut pas dire absence d’exigence. Une bonne formation part des bases (anatomie utile, hygiène, asepsie, contre-indications, conduite à tenir en cas de malaise) et ne lâche pas le geste tant qu’il n’est pas propre et sûr. C’est précisément ce qui sépare une pratique responsable d’une improvisation risquée.

Comment se former sérieusement à la Hijama

Toutes les formations ne se valent pas. Avant de vous engager, vérifiez ces critères :

  • Demandez toujours qui vous forme. Beaucoup de formations restent floues sur l’identité et les qualifications de leurs formateurs. Exigez des noms et des qualifications : un encadrement par des soignants, des personnes qui maîtrisent l’hygiène, l’anatomie et la gestion d’un imprévu (malaise, saignement), change tout en matière de sécurité.
  • Un petit groupe. Un geste manuel ne s’apprend pas dans une salle de cent personnes. En effectif réduit, chacun est vu, repris et corrigé en direct.
  • De la pratique réelle, supervisée. Fuyez le « 100 % en ligne ». On doit poser des ventouses, scarifier, recommencer, sous supervision.
  • L’hygiène et la sécurité au cœur du programme. Asepsie, matériel à usage unique, gestion des déchets piquants : ce ne sont pas des détails, c’est le cœur du métier.
  • De l’honnêteté sur le cadre. Une formation sérieuse vous explique ce que vous pourrez faire, et ce que vous ne pourrez pas prétendre.

C’est exactement la logique de la formation Hijama à Genève d’Anavé : trois jours en présentiel, en petit groupe, encadrés par un médecin, une sage-femme et une infirmière diplômée ES, avec une pratique supervisée du premier au dernier geste. À l’issue, une attestation valide les compétences techniques acquises.

Quels débouchés en Suisse romande ?

Une fois formé, plusieurs voies s’ouvrent :

  • Exercer à titre indépendant, en cabinet ou à domicile, dans le cadre de l’accompagnement du bien-être.
  • Compléter une activité existante (praticien bien-être, masseur, thérapeute en approches complémentaires) avec une nouvelle prestation.
  • Mutualiser un espace avec d’autres praticiens pour partager les frais d’installation.

Côté revenus, soyons honnêtes : tout dépend de votre régularité, de votre zone et de votre capacité à fidéliser. La Hijama reste une pratique de niche, ce qui est aussi un avantage : la demande existe et l’offre sérieuse est rare en Suisse romande. Un praticien rigoureux, qui inspire confiance et respecte son cadre, a une vraie place à prendre.

Se lancer, concrètement

Pas besoin d’un parcours médical pour démarrer. Il faut autre chose : accepter qu’on exerce dans le bien-être et non dans la médecine, se former là où l’on pratique réellement le geste, et faire de l’hygiène et de l’honnêteté sa ligne rouge. Le reste (une patientèle, une réputation) se construit lentement. C’est précisément là que le sérieux finit par payer.

Cette pratique relève de l’accompagnement du bien-être. Elle ne se substitue pas à un avis, un diagnostic ou un traitement médical. En cas de doute sur votre santé, consultez un médecin.

Vous envisagez de vous lancer ? Découvrez le détail de la formation Hijama à Genève : programme, dates, encadrement et modalités d’inscription.

·Contact

Une question sur nos formations ?

Laissez-nous vos coordonnées : nous vous recontactons sous 48 h ouvrées pour vous orienter vers la formation adaptée à votre projet.

Être recontacté(e)

Réponse sous 48 h ouvrées · sans engagement